Par Pierre Baudin

Data Manager

Pendant ces périodes de vacances, j’ai eu l’occasion de prendre le temps d’échanger plus avec mes proches, et cela a été très rafraîchissant.

Après avoir passé les huit premières années de ma carrière en Asie, éloigné de ma famille et de la culture en entreprise en France, cette dernière année de travail au pays du pain et du fromage amène beaucoup de curiosité et de questions.

Et bien évidemment, la question qui revient souvent et qui m’amène à écrire ce post est la suivante : tu fais quoi comme boulot ?

La réponse qui me vient en général c’est : je bosse dans la data, dans l’informatique. Les yeux s’arrondissent, petite pause réflexion et suit : « c’est quoi la data ?» En bonus, j’ai même eu droit récemment au : « Mais en vrai, tu fais quoi ? »

Lorsqu’on travaille dans un domaine qui a vu le jour il n’y a que quelques années à la suite de développements technologiques et théoriques inespérés, qui génère un buzz incroyable dans le monde de l’entreprise, et qui crée des emplois qui n’existaient pas auparavant, il est normal de voir des yeux ronds lorsqu’on évoque le sujet autour de soi.

Alors reprenons, je suis donc actuellement data manager chez Avanci, agence conseil en data et CRM basée à Tours et filiale de MV Group.

Data Manager : révéler le potentiel des données

La fiche métier de l’Onisep pour le data manager indique :

« Né de la multiplication et de la complexification des données, le data manager, ou gestionnaire de données, recueille et organise les informations de l’entreprise en vue de leur exploitation optimale. Il travaille désormais dans tous les secteurs. »

Effectivement, depuis l’avènement de l’informatique dans l’entreprise et de l’omniprésence de l’Internet et des différents devices (mobile, tablette, ordinateur, objets connectées…), vous avez sûrement entendu quelque part : data is the new oil (les données sont le nouvel or noir).

Cela signifie que toutes les données qui sont créées par nos utilisations de services et de produits ont un potentiel économique incroyable. Et comme pour le pétrole, il existe des systèmes complexes qui couvrent la collecte, l’extraction, le traitement et l’exploitation pour permettre l’utilisation et l’ajout de valeur à la donnée brute : on parle de data intelligence.


À lire pour en savoir plus : Gestion des données clients : pourquoi mon entreprise a-t-elle besoin de Data Quality Management ?


Mes journées de data manager se constituent donc des activités suivantes :

  • Qualifier des sources de données
  • Explorer et évaluer la cohérence et pertinence des informations
  • Créer des modèles de données pour l’exploitation future
  • Créer des flux de données (pipelines) entrant et sortant de nos entrepôts de données
  • Créer des process d’automatisation de traitements des données pour différentes applications et audiences (marketing automation, data analyse, RGPD, besoin spécifique du client…).

Enfin, mon champ d’action se porte sur un portfolio de clients variés avec des échanges constants pour maintenir l’intégrité des bases de données, répondre aux attentes business et maintenir le niveau de qualité et de service attendu.

Ce que j’aime dans ce métier, c’est d’avoir accès aux données brutes et d’être en capacité de manipuler les informations pour les organiser, les préparer, les enrichir et les partager. En plus de la satisfaction du client sur ses demandes, il existe aussi des éléments excitants de découverte et d’innovation liés à ce métier et aux métiers de la data en général.

À chaque étape de la gestion des données, il est possible de révéler un autre niveau d’information par exemple en agrégeant les données ou en détectant des modèles d’organisation.

Pour conclure, le métier de data manager, c’est comme un mélange d’explorateur chercheur, d’ingénieur, et de créateur.

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